#Tuée 45 jours après son #mariage: l’histoire d’Anshu

Traduit de l’original par Misha

Voici l’histoire d’ Anshu Singh, 23 ans, qui a été assassinée le 25 janvier 2010 par son mari et sa belle-famille, 45 jours seulement après son mariage. Son histoire est un témoignage sinistre sur le fait qu’exactions et meurtres liés à la dot se produisent même chez les classes riches, instruites et professionnelles de la société indienne. Et parmi ces criminels, on trouve des agents d’application de la loi !

Cette affaire est en cours, et nous sommes en contact avec M. Girendra Singh, le père d’Anshu, qui s’est rapproché de la campagne des 50 Millions Manquantes afin d’obtenir son soutien. Voici notre discussion flickr, ainsi qu’un forum sur le cas d’Anshu (en Anglais)N’hésitez pas à ajouter des commentaires ou suggestions si vous en avez à partager. Comme la famille Singh fait pression afin d’obtenir la condamnation des assassins d’Anshu, elle est victime de toutes sortes de harcèlement. Si vous êtes à Delhi et pouvez être d’un secours quelconque pour le cas de M. Singh, merci de nous contacter.

Anshu était la deuxième d’une fratrie de trois sœurs. Elle était brillante, ambitieuse et éduquée. Au moment de son assassinat, elle travaillait pour une société multinationale à Delhi. Elle avait rencontré son mari sur son lieu de travail, et ils s’étaient fréquentés pendant 3 ans avant de se marier.

Au départ il y eut une certaine opposition à leur mariage de la part de la famille de l’homme, parce qu’ils étaient issus de différentes communautés. Le père d’Anshu, en revanche, dit alors «Si tous deux sont amoureux, pourquoi devrions-nous leur faire obstacle? »

Cependant, avant le mariage, M. Singh avait informé la famille du marié que, bien qu’il n’avait pas l’intention de leur donner de dot, il voulait faire don à sa fille de quelques articles ménagers, tout comme il l’avait fait pour sa fille aînée, afin de s’assurer que son mariage connaîtrait un démarrage confortable.

La famille du marié indiqua alors qu’ils auraient préféré que M. Singh leur donne directement l’argent pour qu’ils puissent acheter les articles eux-mêmes.Leur liste d’achats ne cessa de croître et M. Singh finit par leur donner Rs. 3,5 lakhs (un peu moins de 9000 dollars).
Quand M. Singh leur demanda les reçus afin de s’assurer qu’ils achetaient ce qu’ils avaient dit vouloir acheter, ils n’en avaient aucun à montrer. Certains désagréments s’ensuivirent, et Anshu commença à se sentir mal à l’aise par rapport à ce mariage. M. Singh pensa: «L’argent n’a pas d’importance. Qu’il s’écoule.Ce qui est plus important, c’est qu’il ne s’agisse peut être pas de la bonne personne pour Anshu. » Cependant la famille du marié convint Anshu que c’était un malentendu, et M. Singh céda à la volonté de sa fille.

Après le mariage, cependant, la belle-famille d’Anshu commença à faire pression sur M. Singh pour la dot presque instantanément. Les beaux-parents parlaient constamment d’un besoin d’argent pour ceci ou cela, et s’attendaient à ce qu’Anshu leur fournisse l’argent d’une manière ou une autre. A un moment ils demandèrent directement une somme de Rs. 5 lakhs ($ 12,500 / -) pour l’éducation de leur jeune fils. Ils voulaient aussi de l’argent pour la promotion du beau-père et sa mutation dans un autre état. Le beau-père travaille dans la police et dans cet autre poste, il aurait gagné plus d’argent, mais pour obtenir sa promotion, il devait soudoyer ses supérieurs. M. Singh a commencé à réaliser que, pour ces gens, tout était question d’argent et de cupidité.

Anshu et son mari avaient loué un appartement, mais chaque soir, après le travail, ils devaient aller chez la belle-famille de celle-ci pour dîner. Anshu devait faire la cuisine et aider aux tâches ménagères le soir et le week-end. Le couple n’était de retour à son appartement que pour y dormir la nuit. C’était un accord étrange, voulu par le mari et la belle-famille.

Quatre semaines après le mariage, alors que les réclamations de la belle-famille refusaient de diminuer, Anshu ne voulut pas que son père en soit inquiet, et voulut qu’il n’ait plus ce poids. Donc, sans n’en rien dire à son père, elle commença à emprunter de l’argent pour payer ses beaux-parents. Elle pouvait gérer ces prêts car elle avait un bon travail dans une multinationale, ce dont ses beaux-parents étaient conscients.
Son mari est également devenu violent. Initialement, il était initialement violent verbalement, violent verbalement, mais il commença bientôt à la frapper régulièrement. Quand M. Singh découvrit cela il en fut bouleversé, et il voulut qu’elle quitte son mari, mais il dit: «J’ai parlé à Anshu. C’était une fille forte et elle m’a assuré que tout irait bien, qu’elle s’occuperait de cette situation. »

La veille de la mort d’Anshu, le 25 Janvier 2010, elle a envoyé un dernier SMS à sa sœur. Elle écrivit : « Shivank (son mari) a complètement changé après le mariage. Il n’est pas la personne qu’il était avant. Il n’est pas une bonne personne. »

Quoi qu’il ce soit passé, ce jour-là est sans doute très important pour comprendre la cause de l’assassinat d’Anshu. De nombreuses questions restent sans réponse. Quel événement a-t-il soudainement poussé Anshu à décider que son mari avait changé ? Si elle était désormais convaincue qu’il n’était pas une «bonne personne», avait-elle déjà fait des plans pour le quitter, et lui en avait-elle fait part? Si elle avait divorcé, elle aurait bien pu exiger que son ex-belle-famille lui rembourse les milliers de dollars qu’ils lui avaient déjà extorqué, et la famille ne voulait certainement pas avoir à rembourser de telles sommes.

On pense que lorsqu’Anshu rentra du travail ce soir fatidique, elle se rendit d’abord à son propre appartement. Le double de la clé que son mari avait est sans doute celle que les hommes de mains engagés pour agresser et tuer Anshu utilisèrent. On pense qu’il y avait peut-être 2 ou 3 personnes impliquées. M. Singh a dit que les rapports d’autopsie montrent que Anshu a été violemment agressée, et que la cause du décès était une «ASPHYXIE due à une pendaison ante mortem. »

Leur intention était probablement de mettre en scène un suicide par pendaison. Mais le mari et la belle-famille, plus tard ce soir-là en décidèrent autrement ; ils l’enlevèrent de la corde et l’allongèrent sur le lit.

Ils ont ensuite appelé M. Singh et l’ont informé qu’Anshu était malade et qu’elle s’était peut-être évanouie. M. Singh est venu tout de suite et il a immédiatement su qu’elle était morte depuis un certain temps. La famille Singh a été choquée. Leur fille était mariée depuis à peine un mois!  Traumatisé, M. Singh nous dit: « Tout s’est passé si vite. Cela faisait seulement 45 jours qu’elle était mariée et elle a disparu. Nous n’avons jamais pensé que quelque chose comme cela pouvait nous arriver. Anshu était une fille jeune, brillante, moderne et pleine de tant de rêves. Elle était intelligente et forte. Je ne pense même pas qu’elle ait jamais pensé que quelque chose comme cela pouvait lui arriver. »

Actuellement, le mari d’Anshu est en état d’arrestation provisoire. Ses beaux-parents ont tous pris la fuite. Le beau-père d’Anshu était dans la police. En raison des pressions qu’il exerce, les policiers qui enquêtaient sur l’assassinat d’Anshu étaient très mous dans leurs investigations. Ils n’ont même pas pris la peine de verrouiller la scène du crime présumé. Puisque la police ne rassemble pas les preuves correctement, il est à craindre que justice ne puisse pas être faite à Anshu au tribunal.

Toutes les 20 minutes, en Inde, une jeune mariée comme Anshu devient la proie d’un meurtre en gang de sang froid, prémédité par son propre mari et belle-famille.C’est un crime qui est maintenant hors de tout contrôle!

La 50 Million Missing Campaign : Campagne des 50 Millions Manquantesveut faire en sorte que l’histoire d’ Anshu reste vivante dans nos cœurs et nos esprits afin que justice soit faite, et qu’elle ne devienne pas une autre victime sans nom dans les rangs des milliers de jeunes femmes indiennes qui ont perdu la vie de la même manière. Nous allons faire circuler son lien régulièrement, et nous vous demandons de faire de même. S’il vous plaît, aidez à garder l’histoire d’Anshu en vie.

Le 50MM a également déclaré la GUERRE à la pratique de la dot (WAR ON DOWRY) sur Facebook.  Participez à cette guerre !

© The 50 Million Missing Campaign. Tous droits réservés. Pour partager, merci de vous référer à nos conditions de copyright. 

A PROPOS DE LA TRADUCTRICE : La traductrice de cet article s’appelle Misha et vit en Suisse.

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À propos THE 50 MILLION MISSING CAMPAIGN
This is a global campaign against female genocide in India that raises public awareness about factors like female feticide, infanticide, intentional starvation, and dowry murders that have annihilated more than 50 million women from India in 3 generations. Please support our petition for the enforcement of relevant laws in India.

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