Nous avons remporté la Mention Honorable du « People’s Choice Award » du Prix Katerva ! Merci à toutes et à tous !

katerva big

Traduit de l’ original par Héloïse Metzger

 

Chères Amies, Chers Amis,

En mars dernier, nous vous avions informé-e-s que la 50 Million Missing Campaign avait été nominée comme finaliste pour du Prix Katerva de 2013 dans la catégorie Egalité des Sexes. Nous vous avions également demandé votre soutien pour le vote en ligne du « Public Choice Award ».

Nous vous remercions tou-te-s du fond du coeur pour votre soutien, et pour cette marque de confiance en notre travail. Ils viennent de nous permettre de gagner la Mention Honorable du Public Choice Award du Prix Katerva !!!

Le prix Katerva met en valeur les projets les plus innovants venant du monde entier, et a été surnommé le  »Prix Nobel du développement durable ».

Katerva contient 10 catégories de nominations pour des prix, et le Prix 2013 présentait 12 organisations nominées et 5 finalistes dans chaque catégorie. Pour voir les autres organisations nominées, finalistes et gagnantes dans la session 2013 de Katerva dans la catégorie Egalité des sexes, ainsi que dans les autres catégories, veuillez  cliquer ici.

Pour la liste des gagnants des prix Katerva 2013, veuillez cliquer ici.

Pour savoir comment 20% des femmes ont été systématiquement exterminées en Inde, veuillez cliquer ici .

Nous vous remercions beaucoup pour votre soutien ! La seule chose qui nous a permis de travailler sans relâche pendant les 8 dernières années pour arrêter ce que nous croyons être l’une des violations des droits de l’Homme les plus atroces de ce siècle est le soutien d’un demi-million de personnes qui viennent de plus de 200 pays différents. Votre soutien est notre pouvoir !

 

Avec gratitude,

 

Les Administrateurs et Administratrices de la 50 Million Missing Campaign

 

Rita Banerji

Manvendra Bhangui

Caroline Martin

Roxane Metzger

Girendra Singh

Lars-Gunnar Svärd

Andrea Wlazik

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Les #Femmes #Indiennes Voteront-elles pour Faire Partir les #Violeurs et les Tueurs du Gouvernement lors de l’#Election de 2014 ?

vote none of the aboveTraduit de l’Original par Roxane Metzger

Alors que l’Inde se rend aux urnes du 7 avril au 12 mai 2014, la 50 Million Missing Campaign appelle toutes les femmes indiennes à voter «NOTA » afin de constituer un gouvernement qui leur garantisse la sécurité. « NOTA » est une possibilité donnée aux citoyens indiens pour la première fois lors de ces élections, et il signifie « None of The Above » – Aucune des Options Proposées Ci-dessus. Lorsqu’un électeur ou une électrice appuie sur le bouton « NOTA », il ou elle indiquera qu’il ou elle rejette tous les partis politiques et leurs candidats et candidates se présentant dans cette élection.

 POURQUOI LA COUR SUPREME INDIENNE A-T-ELLE MIS EN PLACE LA POSSIBILITE DE VOTER « NOTA » ?

why are rapists sitting in parliamentAu cours des deux dernières décennies, on s’est sérieusement inquiété de la présence toujours croissante de criminels dans le gouvernement indien et au sein des partis politiques du pays. A chaque élection, l’inclusion de ces criminels augmente. Lors de l’élection de 2004, 24% des Membres du Parlement (« MPs ») faisaient l’objet d’inculpations pénales. Lors de l’élection de 2009, ce nombre avait grimpé à 30%, dont la majorité faisait l’objet de graves inculpations pour viol, meurtre, extorsion d’argent et d’autres formes de violence contre les femmes, telles que des agressions sexuelles, du harcèlement, et de la violence liée à la dot, violence pouvant aller jusqu’au meurtre. Les statistiques concernant les responsables politiques criminels par état sont effrayantes. Par exemple, 50% des MPs venant de l’état de Jharkhand, et 48% des MPs venant de l’état de Maharashtra étaient inculpés pour crime. Les criminels qui font partie du gouvernement indien n’ont pas intérêt à voir l’instauration de lois pour la protection des femmes et de tous les citoyens se réaliser. En effet, on assiste à la mise en place de beaucoup de pressions et de machinations politiques afin de permettre à de tels crimes et délits d’être commis en toute impunité. Il a souvent été remarqué que le viol et d’autres crimes violents contre les femmes constituent presque des « avantages », des « privilèges » politiques dont jouit le système. Récemment, la Cour Suprême indienne a tenté de débarrasser le gouvernement de ses criminels, suscitant une immense résistance. Le parti au pouvoir, le parti du Congrès, a même essayé de forcer le passage d’une Ordonnance pour passer outre l’initiative de la Cour Suprême. Lire la suite

Présentation de la @50millionmissin Campaign à une classe en France

Par Roxane Metzger

En tant qu’éditrice du blog francophone de la 50 Million Missing Campaign, que coordinatrice de la campagne en France et que lycéenne, j’ai fait il y a quelques jours un court exposé sur la campagne et le génocide féminin de l’Inde à ma classe. Je voudrais partager cette expérience avec vous, ainsi que les questions qui m’ont été posées, et les réponses que l’on peut leur faire. Je pense que cette présentation s’est très bien passée, et que le problème dont il était question a beaucoup intéressé et choqué mes camarades de classe.

The 50 Million Missing Campaign PosterCar si tous savaient que l’Inde et la Chine connaissaient un problème de ratio sexuel, « problème » qui se traduisait en un manque de plusieurs millions de femmes dans la population adulte, je crois que la plupart ne réalisait pas la spécificité de la violence ciblée contre les femmes indiennes, motivée par la misogynie à laquelle viennent souvent s’ajouter les intérêts d’argent, dans les cas des meurtres de dot par exemple. Tout comme je l’ai été tout au long de cette dernière année, depuis que j’ai pris part à cette campagne,  je les ai vus d’abord s’étonner, buter sur les chiffres que je leur communiquais – 18 millions de filles manquantes sur la dernière génération dont 17 millions ont été tuées, et non supprimées avant la naissance, 25 millions d’  « enfants épouses », violées quotidiennement, une femme tuée toutes les 5 minutes lors de meurtres de dot – pour bientôt s’en indigner, se demander comment c’est encore possible, et surtout quels sont les moyens mis en œuvre, par la 50 Million Missing Campagin notamment, pour lutter contre ce génocide.

Cela a justement fait l’objet d’une question, à laquelle j’ai répondu que le combat de la 50 Million Missing se menait à la fois sur Internet, plateforme internationale de sensibilisation, mais aussi sur le « terrain » dans de nombreux pays, c’est-à-dire dans les classes, centres culturels, etc., dans le cadre d’exposés. Et enfin, sur le « terrain » indien, c’est-à-dire auprès de victimes d’agressions et de viols par exemple, à qui la campagne apporte un soutien moral, mais aussi en conseils légaux et en aides financières, dans le cas où des opérations chirurgicales sont nécessaires – ses membres donnant de l’argent directement à la femme concernée, et encourageant toute personne le pouvant à prendre contact avec elle, puisqu’il s’agit d’une campagne sans financement public ou privé, qui fonctionne à l’énergie et la détermination de ses volontaires ! Sa pétition adressée au gouvernement indien a été et continue d’être signée par des milliers de gens à travers le monde.

Très vite, une question s’est imposée : n’y avait-il pas en Inde plusieurs femmes très influentes au plan politique ? Il y a même eu une femme Première Ministre, Indira Gandhi. Et c’est bien une femme, Sonia Gandhi, qui est aujourd’hui à la tête du parti au pouvoir. Mais les femmes qui détiennent des responsabilités en Inde n’améliorent souvent en rien le sort des femmes qu’elles sont censées représenter. Par exemple, la « Chief Minister », ou chef du gouvernement du Bengale Occidental, Mamata Banerjee, a vu le taux d’infanticides féminins monter en flèche depuis qu’elle y est au pouvoir, alors que ce n’était pas une pratique traditionnelle de cette région, et Sonia Gandhi, pour sa part, protège des hommes politiques de son parti qui sont impliqués dans des affaires de viols, comme P.J. Kurien. Il semblerait que ces femmes politiques ne cherchent en rien à améliorer la condition des femmes indiennes, par pur intérêt politique, et mettent même un point d’honneur à ne pas le faire, peut être pour rassurer la société indienne qu’elles ne cherchent pas à bousculer l’ordre établi et misogyne. Il ne faut pas oublier que les femmes qui ont détenu ou détiennent des responsabilités politiques en Inde descendent pour la plupart de dynasties politiques commencées par des hommes – en tant que filles ou femmes d’hommes politiques.

Nous avons aussi discuté du terme de génocide pour qualifier ces femmes « manquantes ». Après avoir lu la définition qu’en donne L’Organisation des Nations Unies en 1948, j’ai suggéré que la réticence que l’on a souvent à le reconnaître comme tel tient peut être à une certaine réticence que nous avons, même ici en Europe, à reconnaître les femmes comme un groupe social, et un groupe contre lequel un crime de masse serait aussi grave que s’il était perpétré contre un groupe national ou religieux.Depuis 1948, on a défini comme génocide le meurtre ciblé de groupes humains autres que nationaux ou religieux (on peut penser aux handicapés massacrés par les Nazis lors de l’opération T4, par exemple). Et pourquoi ne le ferait-on pas ? En fait, dans le droit français, un génocide est défini comme le meurtre de masse ciblé d’un groupe humain défini sur des critères nationaux, ethniques ou religieux « ou sur tout autre critère aribitraire», et c’est ce que suggère la racine du mot même (genos signifie « naissance », « genre » ou « espèce » : un génocide serait le meurtre d’un groupe pour ce qu’il est à la naissance). Bien entendu, il n’y a pas en Inde une volonté d’exterminer jusqu’à la dernière femme, comme la volonté d’extermination totale d’un groupe a pu être manifeste dans d’autres génocides. Mais on sent bien que c’est parce que cela ne serait pas viable. Car dès qu’une femme revendique son existence propre, en dehors de ses fonctions et obligations envers son mari, sa famille ou belle-famille, et envers la société indienne toute entière, elle court le risque de mettre son intégrité physique et même sa vie en danger, que ce soit en refusant un avortement ou une énième demande d’argent de sa belle-famille, ou en contractant un mariage contre l’avis du conseil de son village (dans le cas des crimes d’honneur ).

Un de mes camarades a alors fait une remarque très intéressante : qualifier ce phénomène de génocide ne stigmatiserait-il pas les femmes comme un groupe complètement différent des hommes, ce qui pousserait à les discriminer ? On peut répondre à cela que les femmes sont bien un groupe social, ce qui, en soi, ne justifie aucune discrimination. Dire que la Shoah, par exemple, est un génocide, n’encourage en rien à l’antisémitisme. Bien au contraire, cela l’identifie comme la cause d’un crime aussi effroyable que massif. Il ne s’agit pas de comparer le genricide, comme il est aussi appelé, à la Shoah ou à tout autre génocide de l’Histoire, mais de se demander si ce qui se passe encore aujourd’hui en Inde a cela de commun avec eux qu’il est un meurtre et une violence de masse ciblés contre un groupe humain, et motivés par la haine de ce groupe. Une de mes camarades se demandait si les meurtres de dot, par exemple, s’expliquaient par la misogynie, ou par l’appât du gain. Mais la pratique de la dot elle-même montre que les femmes indiennes sont considérées comme des poids pour leurs familles, qui payent pour les marier. Cette misogynie qui a poussé à mettre en place la dot dans la tradition indienne est encore présente quand plus d’une centaine de milliers de femmes est tuée annuellement car sa famille ou elle-même refusent de continuer à payer sa dot, toujours augmentée par les demandes de la belle-famille, des années après le mariage.

Nous avons terminé sur la question du viol, si répandu en Inde. L’affaire du viol collectif de Delhi, l’un des rares qui a connu une couverture médiatique ici en France, a-t-elle contribué à sensibiliser les gens sur cette question ? A-t-elle amélioré le sort des victimes de viols ? Il faut bien répondre à ceci que les survivantes de viols, celles qui n’en meurent pas comme ce fut le cas de la victime de New Delhi, ne connaissent jamais le soutien de l’opinion publique comme l’a connu cette jeune femme, une fois morte. On n’a jamais appelé la survivante du viol collectif de Suryanelli, par exemple, âgée de 16 ans lorsque kidnappée et violée par plus de quarante hommes en un peu plus d’un mois, du nom de « trésor », comme ce fut le cas de Jyoti Sigh Pandey (victime du viol collectif de Delhi). Au contraire, on l’a humiliée chez le gynécologue, au commissariat puis au tribunal, où elle a été qualifiée de menteuse perverse (avec pour argument qu’elle n’assumait pas la responsabilité de ses accidents urinaires nocturnes dans sa petite enfance), mise au ban de la société dans son village, et ce depuis 1996. L’affaire tragique de Delhi a bien permis de sensibiliser l’opinion publique internationale au sujet des viols en Inde, et a fait l’objet de la condamnation à mort de quatre des six violeurs. Mais tout le système policier, hospitalier et judiciaire qui a laissé la victime de Delhi agoniser, d’abord dans la rue puis sur le sol de l’hôpital, n’a pas été condamné, alors que coupable lui aussi.

Je pense vraiment que cette présentation nous a tous beaucoup enrichis, nous permettant de discuter autour de ce sujet souvent méconnu en Occident, et j’encourage vivement quiconque le souhaitant à faire une petite présentation de ce type, que ce soit à sa classe au lycée, dans un cours de langue pour adulte, dans une bibliothèque ou un club de lecture… Ou dans tout autre endroit !

 

 

© The 50 Million Missing Campaign. Tous droits réservés. Pour partager, merci de vous référer à nos conditions de copyright.

A PROPOS DE L’AUTEURE

roxane metzger smallRoxane Metzger est l’éditrice/coordinatrice du blog francophone de la 50 Million Missing Campaign.

 

Quand les #Mères Tuent leurs #Filles

Traduit de l’Original par Harsha Herlekar 

On voit sur cette photo une femme avec ses jumeaux- un garcon et une fille.
En regardant les bébés de cette image, il n’est pas difficile de deviner laquelle est la fille. C’est le bébé sur la droite, une figure squelettique, qui fait la moitié de la taille de son frère. Elle est morte le lendemain du jour où cette photo a été prise.

La mère avait décidé, suivant les conseils de sa famille, de n’allaiter que son garçon. Regardez la tendresse avec quelle elle tient la tête de son fils. Au contraire, elle ne tient pas sa fille. Même le biberon n’est pas tenu! Le langage corporel de la mère montre son rejet envers sa fille. De plus, à en juger par la taille du garçon, ces enfants sont âgés d’environ 5-6 mois, ce qui signifie que la petite fille a enduré une mort de faim lente et douloureuse.

Cette photo en noir et blanc est bien sûr une photo d’archive, datant certainement des années 1980.

Mais est-ce si différent en Inde aujourd’hui?

Il y a quelques jours Deepika Parmar, qui avait donné naissance à des jumeaux, un garçon et une fille, à l’ hôpital de Mumbai, jeta furtivement sa fille par la fenêtre de la salle de bain de l’hôpital. Elle inventa ensuite que sa fille avait été kidnapée. Alors que le personnel fouillait frénétiquement les étages de l’hôpital, quelqu’un remarqua sur l’enregistrement de vidéosurveillance, que Deepika était entrée dans la salle de bain avec le bébé dans ses bras, mais qu’elle en était sortie les mains vides. Interrogée par la suite, Deepika admit qu’elle avait en effet jeté son bébé par la fenêtre.

La chute écrasa le crâne du bébé, mais celui-ci n’a pas été tué tout de suite. Lorsque le personnel de l’hôpital la sauva, les rats avaient commencé à la mâcher et elle gémissait doucement. Plus tard elle a succomba à ses blessures.

Le cas de Deepika n’est pas isolé. La plupart des cas d’infanticide féminins ne sont pas signalés en Inde; on lit assez fréquemment un rapport, souvent au petit coin du journal au sujet d’un meurtre commis par une mère contre son bébé fille. A présent les infanticides existent dans chaque partie de l’Inde. En fait,il y a en Inde des milliers d’infanticides féminins chaque année, et une majorité d’entre eux sont commis par des femmes – les mères, les grands-mères et les sages-femmes.
Pammi, une jeune femme de 25 ans, a étranglé sa fille, âgée d’1 jour, tandis qu’ellle etait toujours à l’hôpital, à Delhi. Elle a d’abord prétendu que sa fille était morte de « causes naturelles. » Plus tard, elle avoua: “Je ne voulais pas d’une petite fille . C’est considéré comme un mauvais présage dans mon village, au Bihar. Alors je l’ai tuée”. Pammi avait deux garçons et en voulait un autre.

Seema Sai a plaidé coupable d’avoir noyé ses deux filles âgées de quatre ans et neuf mois, au Bengale Occidental, dans un réservoir, apparemment car elle souffrait de « reproches » de la part de ses beaux-parents parce qu’elle avait des filles.

Au Tamil Nadu, Revathy, une femme de 21 ans, avait concocté un plan avec sa mère pour tuer ses petites jumelles alors qu’elles étaient encore à l’hôpital. Après les avoir secrètement prises hors de la salle des couveuses, Revathy assassina l’une de ses jumelles, un nouveau-né, en lui tranchant la gorge, tandis que sa mère a étranglait l’autre. Elles dirent qu’elles avaient été déçues que les bébés soient des filles. Cependant, après avoir tué les bébés, les deux femmes ont tenté de rejeter la faute sur l’hôpital. (Voici une vidéo )

L’un des cas pour lequel la 50 Million Missing Campaign s’est impliquée était celui d’un bébé nommé Karishma , que la grand-mère affamait, agressait violemment et tentait de tuer régulièrement. Le grand-père de Karishma est un sarpanch (chef du village judiciaire), et c’est une famille de riches propriétaires terriens, qui possède des vergers. Leur statut financier leur permettait d’élever une fille, mais ils n’en voulaient pas. Alors Karishma et sa mère ont été déplacés vers un foyer sûr, étant donné tout le soutien dont elles avaient besoin, et nous avions commencé des poursuites pénales contre la grand-mère paternelle de l’enfant, lorsque la mère, sans en informer personne, retourna chez sa belle-famille avec Karishma, bien que celle-ci y était en danger.

La question est: dans quelle mesure tenons-nous ces mères responsables de leurs actes?

Un article de The Telegraph argumente:

Les sociologues et les militants soutiennent que la mère qui tue sa fille est autant une victime que son enfant, étant toutes deux cruellement soumises aux mêmes forces d’une société aux préjugés sexistes. Le contre-argument vient des autres: personne ne peut violer le droit des filles à vivre. Est-il possible de faire une loi spéciale pour les mères qui tuent leurs bébés filles? Comment une telle loi serait-elle formulée? Toutes autres choses restant égales par ailleurs, peut-on imaginer les horreurs qui en découleraient [dans une société où les filles sont indésirables en premier lieu]?

En effet, si l’on accepte l’argument de la vision des mères en tant que victimes, alors il faudrait accepter le même argument de toutes les victimesde violence qui violentent ensuite d’autres personnes. Par exemple. la plupart des délinquants sexuels d’enfants ont été victimes d’abus sexuels eux-mêmes dans leur enfance. Mais ce qui est plus important ici, c’est l’individu, le droit indépendant de chaque enfant né, à la vie et à la sécurité. Le droit, que personne, pas même un parent, ne peut lui enlever.

 

 

© The 50 Million Missing Campaign. Tous droits réservés. Pour partager, merci de vous référer à nos conditions de copyright.
A PROPOS DE LA TRADUCTRICE

Harsha Herlekar est originaire de Hubli, Karnataka, en Inde. Elle étudie en ce moment le Français à Hyderabad, en Inde, au niveau de Master’s Degree.

 

Votez pour la @50millionmissin Campaign pour le Prix Katerva dans la Catégorie Prix Public !(« People’s Choice Award »)

Traduit de l’Original par Roxane Metzger

Chers Amis,

Nous sommes ravi-e-s de vous informer que la 50 Million Missing Campaign (Campagne des 50 Millions Manquantes) pour mettre fin au genricide féminin en Inde a été sélectionnée comme Finaliste pour le prix Katerva 2013 dans la catégorie Egalité entre les Sexes (« Gender Equality »). Le prix Katerva attire l’attention sur les projets les plus innovants venant du monde entier, et a été décrit comme « le Prix Nobel du Développement Durable ».

Katerva propose un Prix Public (People’s Choice Award), pour lequel il invite l’opinion publique à choisir un finaliste qui a, selon elle, le plus à offrir au monde. C’est là que nous avons besoin de votre soutien !MERCI DE VOTER POUR la 50 Million Missing Campaign EN TANT QUE VOTRE CHOIX pour le Prix Public.

POUR VOTER, CLIQUEZ ICI   http://katerva.net/  Puis cliquez sur ‘Vote.’  Puis cliquez sur le signe rouge au milieu de la page. Il vous sera alors proposé de vous créer un compte (ce qui ne vous prendra qu’une petite minute), ou de vous enregistrer. Le vote est ouvert du 7 au 28 mars 2014.

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Votez pour la @50millionmissin Campaign pour le Prix Katerva dans la Catégorie Prix Public !(« People’s Choice Award »)

tags: Egalité entre les Sexes, Genricide, Katerva, Prix Public, The 50 Million Missing Campaign

 

Chers Amis,

Nous sommes ravi-e-s de vous informer que la 50 Million Missing Campaign (Campagne des 50 Millions Manquantes) pour mettre fin au genricide féminin en Inde a été sélectionnée comme Finaliste pour le prix Katerva 2013 dans la catégorie Egalité entre les Sexes (« Gender Equality »). Le prix Katerva attire l’attention sur les projets les plus innovants venant du monde entier, et a été décrit comme « le Prix Nobel du Développement Durable ».

Katerva propose un Prix Public (People’s Choice Award), pour lequel il invite l’opinion publique à choisir un finaliste qui a, selon elle, le plus à offrir au monde. C’est là que nous avons besoin de votre soutien !MERCI DE VOTER POUR la 50 Million Missing Campaign EN TANT QUE VOTRE CHOIX pour le Prix Public.

POUR VOTER, CLIQUEZ ICI.  Puis cliquez sur le signe rouge au milieu de la page. Il vous sera alors proposé de vous créer un compte (ce qui ne vous prendra qu’une petite minute), ou de vous enregistrer. Le vote est ouvert du 7 au 28 mars 2014.

Depuis sa fondation en 2006, la 50 Million Missing Campaign a été une campagne vivant sans aucun financement, animée entièrement par l’effort des volontaires. Nous sommes aussi le seul groupe de pression populaire qui œuvre pour que soit reconnue la responsabilité des pouvoirs publics, et que soit entreprise l’action contre le genricide féminin, en tant qu’urgence internationale des droits de l’homme.

Pour en savoir plus à propos de notre politique de « financement zéro », veuillez cliquer ici

Pour en savoir plus sur les 3 objectifs phares de la campagne, veuillez cliquer ici

Pour savoir comment 20% des femmes ont été exterminées systématiquement en Inde, veuillez cliquer ici

Nous vous remercions chaleureusement pour votre soutien ! La raison pour laquelle nous avons réussi à oeuvrer sans relâche au cours des 7 dernières années afin de mettre un terme à ce que nous considérons comme l’une des pires violations des droits de l’Homme de ce siècle est la présence d’un demi-million de personnes nous soutenant à travers plus de 200 pays. Votre soutien est notre pouvoir !

avec gratitude,

Les Administrateurs de la 50 Million Missing

Rita Banerji

Manvendra Bhangui

Caroline Martin

Roxane Metzger

Girendra Singh

Lars-Gunnar Svärd

Andrea Wlazik

 

#Tuée 45 jours après son #mariage: l’histoire d’Anshu

Traduit de l’original par Misha

Voici l’histoire d’ Anshu Singh, 23 ans, qui a été assassinée le 25 janvier 2010 par son mari et sa belle-famille, 45 jours seulement après son mariage. Son histoire est un témoignage sinistre sur le fait qu’exactions et meurtres liés à la dot se produisent même chez les classes riches, instruites et professionnelles de la société indienne. Et parmi ces criminels, on trouve des agents d’application de la loi !

Cette affaire est en cours, et nous sommes en contact avec M. Girendra Singh, le père d’Anshu, qui s’est rapproché de la campagne des 50 Millions Manquantes afin d’obtenir son soutien. Voici notre discussion flickr, ainsi qu’un forum sur le cas d’Anshu (en Anglais)N’hésitez pas à ajouter des commentaires ou suggestions si vous en avez à partager. Comme la famille Singh fait pression afin d’obtenir la condamnation des assassins d’Anshu, elle est victime de toutes sortes de harcèlement. Si vous êtes à Delhi et pouvez être d’un secours quelconque pour le cas de M. Singh, merci de nous contacter.

Anshu était la deuxième d’une fratrie de trois sœurs. Elle était brillante, ambitieuse et éduquée. Au moment de son assassinat, elle travaillait pour une société multinationale à Delhi. Elle avait rencontré son mari Lire la suite

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